Victor Wembanyama touche actuellement 12,7 millions de dollars pour la saison 2024-2025, soit environ 11,7 millions d’euros. Ce montant marque une progression de 5% par rapport à sa première année NBA. Pour mesurer le saut financier réalisé : le Français gagne désormais en un seul mois (990 000 €) ce qu’il percevait en près de quatre ans lors de sa dernière saison à Boulogne-Levallois (20 000 €/mois).
Ces chiffres ne sont pourtant qu’un début. Les projections montrent que Wembanyama pourrait devenir le premier joueur NBA de l’histoire à franchir le cap du milliard de dollars uniquement grâce à ses salaires de carrière.
| Période | Montant estimé | Type de contrat |
|---|---|---|
| 2023-2027 | 55 M$ (47,2 M€) | Contrat rookie |
| 2027-2032 | 253-303 M$ (217-260 M€) | Première prolongation |
| 2032-2037 | 429 M$ (368 M€) | Supermax |
| Après 2037 | 200-300 M$ | Dernier contrat |
| Total carrière | 1 à 1,1 milliard $ | Projection complète |
📋 L’essentiel à retenir
- Le pivot français perçoit 990 000 euros mensuels en cette deuxième saison NBA
- Son contrat actuel avec San Antonio s’étend jusqu’en 2027 pour 55 millions de dollars au total
- Les projections le placent comme futur premier milliardaire uniquement via ses salaires NBA
- Son accord avec Nike de 100 millions de dollars bat tous les records pour un débutant
Son salaire pour la saison 2024-2025
Le salaire de Wembanyama en deuxième saison s’élève exactement à 12,77 millions de dollars selon les données de HoopsHype. Cette rémunération mensuelle de 990 000 euros représente une multiplication par 50 de ce qu’il gagnait en France. L’augmentation automatique de 5% découle du système de grille salariale pour les rookies qui encadre strictement les quatre premières années NBA.
Dans la hiérarchie des San Antonio Spurs, Wembanyama occupe la cinquième position salariale. Devant lui, on retrouve :
- Devin Vassell : 29,3 millions de dollars
- Keldon Johnson : 19 millions de dollars
- Harrison Barnes : 18 millions de dollars
- Zach Collins : 16,7 millions de dollars
À l’échelle de la NBA, le Français se classe 129e joueur le mieux rémunéré de la ligue. Cette position peut sembler basse pour un tel talent, mais elle reflète simplement le fonctionnement du système : les rémunérations explosent après le contrat initial. Pour référence, le minimum salarial NBA tourne autour d’un million de dollars, tandis que Stephen Curry domine actuellement la ligue avec 55,7 millions de dollars annuels.
Dès la saison 2025-2026, Wembanyama touchera 13,38 millions de dollars, puis 16,87 millions lors de sa quatrième année. Mais c’est bien en 2027 que tout va basculer.
Quelle est la structure de son contrat avec les Spurs ?
Le contrat initial de Victor Wembanyama s’étale sur quatre saisons pour un total de 55 millions de dollars (47,2 millions d’euros). Cette structure découle automatiquement du système NBA appelé rookie scale, qui fixe les rémunérations selon la position de draft. Premier choix en 2023, le pivot bénéficie du barème maximum prévu pour un débutant.
Les 4 années du contrat rookie
Voici la répartition détaillée sur quatre saisons :
| Saison | Montant en dollars | Montant en euros | Statut |
|---|---|---|---|
| 2023-2024 | 12,16 M$ | 10,4 M€ | Garantie |
| 2024-2025 | 12,77 M$ | 11,7 M€ | Garantie |
| 2025-2026 | 13,38 M$ | 12,4 M€ | Option d’équipe (levée) |
| 2026-2027 | 16,87 M$ | 15,6 M€ | Option d’équipe (levée) |
Les deux premières années sont automatiquement garanties. Les Spurs devaient lever des options pour les années trois et quatre, ce qu’ils ont fait sans surprise. L’été 2027 marquera donc un tournant : fin de contrat et première grande prolongation pour le Français.
Comment fonctionne la « rookie scale »
La grille salariale NBA pour les débutants définit automatiquement les rémunérations des joueurs draftés. Plus votre position est élevée (n°1, 2, 3…), plus le montant de départ est important. En tant que premier choix de la draft 2023, Wembanyama touche le maximum prévu pour un rookie.
La progression suit un rythme fixe d’environ 5% par an pendant les quatre premières années. Aucune négociation n’est autorisée : tout est encadré par la convention collective NBA. Ce système vise à protéger les équipes des surenchères et à maintenir un équilibre salarial.
Après 2027, le pivot deviendra agent libre. Il pourra alors négocier librement, et c’est là que les montants vont réellement décoller.
Peut-il vraiment devenir milliardaire grâce à la NBA ?
Selon Bobby Marks, expert salarial d’ESPN et ancien manager général adjoint des Brooklyn Nets, Victor Wembanyama pourrait réaliser un exploit historique : devenir le premier joueur NBA à cumuler 1 milliard de dollars uniquement via ses salaires de carrière. Même LeBron James (581 millions sur 23 saisons) et Kevin Durant (598 millions après sa prolongation avec Houston) n’y sont pas parvenus.
La projection totale oscille entre 1 et 1,1 milliard de dollars. Entre 2027 et 2032, une première prolongation pourrait lui rapporter entre 253 et 303 millions selon ses performances. Pour atteindre le maximum, il devra remplir au moins une de ces conditions : être élu MVP, Défenseur de l’année, ou intégrer les All-NBA Teams. Vu son niveau actuel, la probabilité est élevée.
Entre 2032 et 2037, le fameux contrat supermax pourrait atteindre 429 millions sur cinq ans. Ce dispositif, créé en 2017 pour fidéliser les superstars, représente 30% du plafond salarial de la franchise. Il n’est accessible qu’aux joueurs restés loyaux à leur équipe de draft. La dernière année de ce contrat pourrait à elle seule valoir 98 millions de dollars.
Après 2037, à 33 ans, le pivot sera encore en pleine capacité physique. Un dernier contrat de deux à trois ans pourrait lui rapporter 200 à 300 millions supplémentaires. Pour y parvenir, il devra éviter les blessures graves et maintenir un niveau d’excellence sur près de quinze ans. En juillet 2024, il déclarait d’ailleurs rêver de « faire toute sa carrière dans une seule franchise », à l’image de Tim Duncan (Spurs de 1997 à 2016).
Combien gagne-t-il en dehors des terrains ?
Le contrat Nike de Victor Wembanyama bat tous les records pour un rookie : 100 millions de dollars. À titre de comparaison, LeBron James avait signé pour 90 millions il y a plus de vingt ans. Cet accord montre l’ampleur de l’attente autour du Français avant même son premier match NBA.
Il est également ambassadeur Louis Vuitton, notamment lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Les revenus totaux provenant des sponsors tournent autour de 20 millions de dollars par an. En additionnant rémunération NBA et contrats publicitaires, il gagne actuellement entre 32 et 33 millions de dollars annuels.
Ces montants vont exploser au fil des performances sportives. Le marché français, combiné aux marchés américain et mondial, offre un potentiel publicitaire colossal. Pour situer sa position parmi les Français de NBA : Rudy Gobert est actuellement le mieux payé avec 43,8 millions de dollars en salaire uniquement. Wembanyama le dépassera dès 2027 avec sa première prolongation.


